VGP chariot élévateur : les pièces à contrôler
Fourches, chaînes, freins, direction, sécurités : ce que vérifie la vérification générale périodique et les pièces à remplacer pour la passer sereinement.
Qu’est-ce que la VGP ?
La vérification générale périodique (VGP) est un contrôle réglementaire des appareils de levage, dont font partie les chariots élévateurs. Pour un chariot automoteur à conducteur porté, elle doit être réalisée tous les six mois par une personne compétente, interne ou externe à l’entreprise, et ses résultats sont consignés dans le registre de sécurité.
Son objectif : déceler à temps toute détérioration susceptible de créer un danger. Un chariot présentant un défaut grave doit être immobilisé jusqu’à sa réparation : d’où l’intérêt d’anticiper le remplacement des pièces d’usure.
Mât, chaînes et fourches
Le dispositif de levage concentre une grande partie des points de contrôle :
- Fourches : usure du talon (retrait généralement préconisé au-delà d’environ 10 % de perte d’épaisseur), fissures, déformation, écartement des pointes, verrous de fourche ;
- Chaînes de levage : allongement, maillons rigides, axes corrodés ou désalignés, état des ancrages ;
- Mât : jeu des galets et des patins, état des profilés, butées de fin de course ;
- Vérins : fuites, descente lente sous charge, état des tiges.
Pièces concernées : galets, chaînes, patins et fourches, kits joints de vérins.
Freinage, direction et roues
- Frein de service et frein de stationnement : efficacité, course de pédale, fuites de liquide ;
- Direction : jeu au volant, état des fusées, biellettes et rotules ;
- Roues et bandages : usure, arrachements, fixation des roues.
Pièces concernées : freins, maîtres-cylindres, fusées, biellettes, roues.
Sécurités, éclairage et poste de conduite
- Dispositifs de sécurité : contacteur de présence siège, arrêt d’urgence, ceinture ou système de retenue ;
- Signalisation : avertisseur sonore, feux, gyrophare et alarme de recul lorsqu’ils équipent le chariot ;
- Protège-conducteur et vitrages : déformation, fissures ;
- Plaque de charge : présence et lisibilité.
Pièces concernées : sièges, vitres, phares, gyrophares et micro-switchs et capteurs.
Préparer la VGP
Les pièces d’usure se commandent idéalement avant la visite : un chariot dont les fourches, les chaînes ou les freins arrivent en limite d’usure sera de toute façon signalé. Remplacer ces pièces lors de l’entretien qui précède la VGP évite une immobilisation et une contre-visite. Le carnet de maintenance du chariot aide à anticiper, en indiquant les dernières interventions.
Vos questions
À quelle fréquence faire la VGP d’un chariot élévateur ?
Tous les six mois pour un chariot automoteur à conducteur porté. Le résultat est consigné dans le registre de sécurité de l’entreprise.
Qui peut réaliser la VGP ?
Une personne compétente, salariée de l’entreprise ou appartenant à un organisme extérieur, disposant des connaissances nécessaires sur le matériel et la réglementation.
Que se passe-t-il si un défaut est constaté ?
Le défaut est consigné dans le rapport. Un défaut présentant un danger impose de ne plus utiliser le chariot jusqu’à sa réparation.
Quand faut-il remplacer les fourches ?
Elles sont généralement retirées du service lorsque le talon a perdu environ 10 % de son épaisseur d’origine, ou en cas de fissure ou de déformation. Les fourches se remplacent par paire.
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